Ro6gnol gazouillis en vrac

17Jan/150

Aujourd’hui, 17 janvier, date anniversaire du meurtre d’un juste

En 399 Platon, a été empoisonné après avoir été injustement accusé.
Au moyen âge on torturait et brûlait les hérétiques. Des milliers d'hommes et de femmes justes et intelligents ont péri à cause de la bêtise infinie d'autres hommes.

Voilà ce qui s'est passé en 1985 :
Le 5 janvier 1985, Mahmoud Mohamed Taha fut arrêté pour avoir distribué des pamphlets appelant à l’abolition de la charia au Soudan.
Il refusa d’assister à son procès, qui débuta le 7 janvier. Le procès dura deux heures avec pour charge principale l’aveu que les accusés étaient opposés à l’interprétation de la loi islamique en vigueur au Soudan. Devant la Cour, M. Taha a déclaré :
« J'ai affirmé à plusieurs reprises mon opinion, selon laquelle les lois de septembre 1983 bafouent la charia islamique et l'islam lui-même. De plus, ces lois ont défiguré la charia islamique et l'islam jusqu'à les rendre repoussants. Plus encore, ces lois ont été édictées et utilisées pour terroriser le peuple et le soumettre à force d'humiliation. Ces lois ont également mis en péril l'unité nationale du pays. Voilà quelles sont mes objections sur le plan théorique.

Sur le plan pratique, les juges qui ont imposé ces lois n'ont pas les qualifications techniques requises. Ils ont aussi failli moralement, ne refusant pas de se placer sous le contrôle des autorités de l'exécutif, qui les ont utilisés pour bafouer les droits des citoyens, humilier le peuple, défigurer l'islam, insulter l'intellect et les intellectuels et pour humilier des opposants politiques. Pour toutes ces raisons, je n'ai pas l'intention de coopérer avec un tribunal qui a trahi l'indépendance de la justice et qui ne s'est pas opposé à ce qu'on le manipule afin d'humilier le peuple, d'insulter la libre pensée et de persécuter des opposants politiques. »

Le lendemain, il fut condamné à mort avec quatre disciples (qui se repentirent par la suite et furent acquittés) pour « hérésie, opposition à l’application de la loi islamique, trouble à la sécurité publique, incitation à s’opposer au gouvernement, et reconstitution d’un parti politique interdit. » Le gouvernement interdit que ses opinions non orthodoxes sur l’islam soient débattues en public pour la raison que cela « créerait un trouble religieux » ou fitnah (« scission », « sédition »). Un tribunal spécial confirma la sentence en appel le 15 janvier.
Deux jours plus tard, le président Nimeiry fixa l’exécution au 18 janvier. Malgré la faible importance de son groupe, des milliers de manifestants contestèrent son exécution et la police montée usa de nerfs de bœuf pour repousser la foule. L’inhumation du corps fut tenue secrète.(wikipédia)

 

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