Ro6gnol gazouillis en vrac

24Fév/120

La beurk propagande 2.0

http://editionsterrenoire.blogspot.com

Certains comportements m'étonneront toujours.
Si on vous vole 20€ en les tirant de votre poche, vous allez crier au voleur et faire un raffut de tous les diables.
Mais si vous achetez des lunettes chez l'opticien et que celui-ci surfacture sa marge de 150€, votre réaction pourrait bien être du style "Il faut bien que tout le monde vive".

Avec la jungle internet, on observe des comportements déviants assumés et acceptés par toute une communauté.
Je voudrai parler ici d'un phénomène abject et insidieux ; il s'agit de propagande.
"La propagande désigne un ensemble d'actions psychologiques influençant la perception publique des événements, des personnes ou des enjeux, de façon à endoctriner ou embrigader une population et la faire agir et penser d'une manière voulue" ( wikipedia ).

Tout le monde s'accorde pour dire qu'une publicité mensongère est trompeuse donc illégale.
Que dire alors d'une entreprise dont une des sources de revenus est de détourner ou modifier l'information "naturelle" afin d'embellir la réalité ?

L'image de marque de Sofitel risquait d'être écornée lors de l'affaire DSK.
Heureusement une société, grassement payée par Sofitel, s'est employée à ajouter du bruit,infiltrer, recouvrir toute l'information naturelle afin de protéger l'image du Sofitel.
En clair, on brouille la perception normale d'un événement à des fins de propagande commerciale.
A mon sens, tout ce qui altère la perception de la vérité est à vomir proscrire.
Cette société, http://www.roxane-company.com était particulièrement fière de cette acrobatie et en avait fait un article.
Mais il y a peu, cet article a disparu.
Sans doute que son auteur ce sera rendu compte du manque d'élégance de ce genre de pratiques, ou bien qu'il préfère parler de ce genre de service un peu spécial en direct à ses clients.
J'ai retrouvé cet article, et je le livre ici afin qu'il en reste une trace sur la toile :

Affaire DSK : notre gestion de la crise pour Sofitel
Les crises aiment les week-ends

L’affaire DSK n’a pas dérogé à la règle : les crises éclatent toujours le week-end. C’est ainsi samedi 14 mai que les faits reprochés à DSK se seraient produits et le lendemain dimanche matin que les premières nouvelles sont arrivées en France. Pour ma part, c’est un SMS reçu d’un ami (« regarde la télé ; du lourd ») qui m’a connecté à cette affaire.
Avant midi, j’écrivais à notre client pour l’alerter sur les conséquences potentiellement importantes de cette affaire pour la marque. Le soir, je lui confirmais lors d’une conversation téléphonique que « Sofitel » était dans les trending topics de Twitter, ce qui signifie que « Sofitel » était l’un des 10 sujets les plus buzzés sur Twitter à ce moment-là. J’observais d’ailleurs que 8 trending topics sur 10 étaient connectés à l’affaire, ce qui confirmait son ampleur.
La crise DSK Sofitel occupe 8 trending Topics sur 10
Décision immédiate : veille de crise
Le lendemain, lundi, nous partagions de visu les 1ers éléments de cette crise et concluions qu’il était impossible à ce stade de prédire l’évolution possible des choses ni d’évaluer la portée de cet évènement pour la marque. Fut ainsi décidée la mise en place immédiate d’une veille de crise.
Portant sur deux langues, l’anglais et le français, couvrant les blogs et autres comptes Twitter aussi bien que les médias traditionnels, cette veille de crise devait donner lieu à un rapport de veille quotidien.


Nos objectifs :
- communiquer quotidiennement à la marque une situation précise de l’impact de cette crise sur le Web,
- lui permettre d’entrevoir la tournure probable des évènements,
- et délivrer la meilleure visibilité possible pour préparer une éventuelle réponse.
Rapidement, nous mîmes en évidence l’aspect transversal de cette crise. Les sujets reportés par les médias étaient polymorphes, ce qui démontrait que cette crise n’était pas seulement marketing, financière ou humaine ; elle était globale. D’autres éléments intéressants furent observés comme par exemple une différence de traitement entre la presse anglo-saxonne, plus neutre à l’égard de la marque, et la presse française, plus critique, voire suspicieuse, envers les équipes locales du Sofitel de New York.


Gestion de crise sur Facebook : vigilance permanente, filtres sémantiques, stratégie de leurre, politique de neutralisation
Mais Sofitel est aussi présente sur Facebook, aussi bien via son hub de marque que par la quinzaine de pages hôtels (Londres, Dubai, Macao, Vienne, Moorea, etc.). La probabilité pour que le débat s’y déportât était forte. Là encore, la vigilance et la réactivité s’imposaient.
Or ces pages ont été conçues et produites par nos soins. Dans la plupart des cas, nous en sommes restés les administrateurs, ce qui, évidemment, facilite les interventions immédiates. Précisons également que, dès le lancement de ces pages, la politique de contrôle des contenus choisie par la marque fut de ne pas autoriser les fans à écrire sur le mur de la marque, mais de simplement leur permettre de commenter ses propres statuts. Cette disposition n’interdit pas aux fans de s’exprimer et facilite la modération. Cette prudence (observée dans de nombreuses maisons de luxe) s’avère à l’épreuve payante et solide : la crise en effet n’a pas obligé la marque à modifier cette disposition dans l’urgence, chose à laquelle les fans sont généralement très sensibles.


En revanche, nous avons immédiatement renforcé la liste des filtres sémantiques de ces pages. Facebook permet en effet de constituer des listes de modération (faites de mots indésirables). Ces mots sont qualifiés d’indésirables par la marque car ils relèvent vulgarité, de l’insulte, ou sont hors de propos et sans rapport avec la ligne éditoriale de la page. Ces filtres permettent ainsi une stratégie de leurre et de neutralisation contre les fans indélicats (oui, il existe des fans qui ne sont vraiment des amis). Ainsi, un commentaire vulgaire n’apparaît que pour celui qui l’a posté et pour l’administrateur de la page.
Les autres fans ne peuvent le voir et le plus beau, c’est que le fan indélicat s’imagine à tort clamer au grand monde sa vindicte ou son acrimonie !

Si nous avions opté pour une suppression pure et simple de ces messages indélicats voire à un bannissement du profil de la page (le fan n’a plus le droit d’être fan), l’auteur aurait constaté la suppression de son commentaire et le bannissement de son profil. Il garderait ainsi une image négative de la marque et pourrait poster d’autres messages de cet acabit ailleurs, sur des espaces que Sofitel ne maîtrise pas.
Ajoutons que les mesures décrites ci-dessus ont également appliquées pour les autres pages que nous gérons pour le groupe : accorhotels, all seasons, A|Club et Etap Hotel.
La crise : une opportunité ?
Quinze jours après la survenue des faits, la crise reste d’actualité. On ne sait d’ailleurs jamais vraiment quand une crise est « terminée ». Certes, le graphe ci-dessous nous indique que le volume du mot « Sofitel » dans les conversations sur Twitter est revenu à un niveau quasiment normal (source Trendistic). Certes l’attention se porte maintenant sur les aspects humains ou politiques de cette affaire, mais le débat peut revenir affecter la marque à chaque instant.
Le volume des conversations sur Twitter revient à un niveau normal
La question en face de laquelle nous sommes maintenant est de savoir si et comment une crise peut constituer une opportunité pour prendre la parole. J’observe que, dans la plupart des cas, les entreprises confrontées à une crise choisissent une communication minimaliste, voire le silence. Contrairement à ce qu’affirment certains blogueurs, ce mutisme est rarement le signe de la tétanisation de l’entreprise face à la crise. Le plus souvent, il est un choix délibéré de l’entreprise. Il est, après analyse, le meilleur moyen de passer la crise et d’en limiter les effets.
C’est cette stratégie de prudence et de pondération qu’a choisi Sofitel ; stratégie d’autant plus avisée que cette affaire a et va avoir une durée de vie longue. Personne ne peut donc prédire quelle direction vont prendre les débats. J’ajoute qu’il faut savoir distinguer « réaction » de « réaction visible ». Ce n’est pas parce rien ne transparaît dans la blogosphère que la marque n’est pas réactive et n’est pas déjà à l’oeuvre. Sur les médias sociaux en l’occurrence, nous avions déjà eu à affronter ce type de situation difficile (pas avec la même ampleur, certes). De ce fait, nous étions d’emblée calés sur l’attitude à avoir et les procédures à mettre en oeuvre.
D’ailleurs, la cohérence de la stratégie 2.0 de Sofitel et la solidité de son dispositif n’ont-elles pas été saluées par la blogosphère (ici, là ou là) ?
Certaines entreprises, plus minoritaires, parviennent à saisir l’opportunité de communiquer quand elles traversent une situation de crise. C’est là une démarche audacieuse, vive, qui part du principe que l’entreprise est dans une situation favorable pour communiquer : elle est sous les feux de la rampe et une réponse à un problème précis est attendue de sa part. Cette démarche peut s’avérer payante mais n’est pas dénuée de risque. Ce type de stratégie nous semble plus opportun quand l’évènement générateur de la crise est circonscrit dans le temps (un accident, un incident isolé, etc.). Tout l’art de la communication est alors de trouver le ton juste pour traiter la crise et d’en profiter pour mêler à cette prise de parole un message positif et valorisant pour l’entreprise. C’est ce qu’a très bien su faire Domino’s en avril 2009.

A consulter également Sofitel : comment l’hôtel de luxe a réussi sa stratégie Twitter et cet article du 27/10/2012 http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/10/27/faux-avis-comment-les-pros-dupent-les-internautes-236572


Ajout du 15 Juillet 2012

Quand un grand groupe utilise des procédés plus que douteux pour tenter de discréditer un géneur :
La communication croupie de la Lyonnaise des eaux

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18Fév/120

PV : La gabelle des années 2000

Les Français étaient très inégaux devant les PV.
En effet, si vous étiez pauvres, une amende pour défaut de ceinture de sécurité pouvait vous couter plus de 2 journées de travail.
Si vous étiez riches, cela n'avait aucune importance. Tout au plus aviez vous une petite gène au niveau de l'amour propre.
Avec le permis à points, tout le monde ( ou presque, ne rêvons pas ) était sur le même pied d'égalité.
Que vous soyez puissant ou misérable, tout le monde a le même nombre de points sur son permis.
Chaque infraction venant enlever un certain nombre de points, les irrespectueux chroniques se voyaient enlever leur permis au bout de trop d'infractions.

Donc il n'était plus nécessaire de maintenir le paiement d'une amende.

Sauf que l'état, pour qui cet impôt indirect représente autour de 400 millions d'Euro par an, n'a pas eu l'honnêteté de mettre fin à cette gabelle.
Il n'est pas exagéré de dire dans ce cas que l'état est malhonnête.

A cette injustice vient s'ajouter les dysfonctionnement récurrents liés au  -mauvais- traitement de masse des infractions, ou n'importe qui est susceptible de recevoir un PV pour une infraction qu'il n'a pas commis.

http://www.andevi.info/ vous aidera si vous êtes un victime collatérale de cette politique aveugle.

A voir aussi : http://blog.40millionsdautomobilistes.com/

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10Fév/120

Multilinguisme avec CodeIgniter

CodeIgniter est un framework PHP5 très sympathique.
Très complet et moins 'lourd' que Symfony et Zend, il a su conserver l'approche 'so sexy' du langage PHP.

J'ai bricolé une petite présentation qui montre comment gérer les chaines de traduction et surtout comment changer de langue en cours de script.

A déguster sur  I18N avec CodeIgniter

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9Fév/120

Gérer le stress et l’anxiété

Je reproduis ici un article disponible sur http://www.buddhaline.net/Gerer-le-stress-et-l-anxiete

J'ai une grande admiration pour Matthieu Ricard depuis que j'ai lu son livre "Le moine et le philosophe".
J'ai prêté ce livre, qu'on ne m'a jamais rendu.
Puisse  son nouveau propriétaire y trouver le bout de sagesse derrière lequel je courre désespérément...

L'article suivant est d'une telle limpidité que je n'ai pu m’empêcher de le reproduire ici :

Par Matthieu Ricard

Dimanche 27 septembre 2009

Le stress est un mécanisme naturel qui mobilise toutes nos énergies pour faire face à une urgence—fuir devant un éléphant qui charge, par exemple. Mais si vous êtes toute la journée dans l’état de celui qui cherche à fuir un éléphant, c’est très mauvais pour la santé. Le stress chronique affaiblit le système immunitaire, abime les neurones, augmente démesurément le taux cortisol dans le sang, et ainsi de suite. Dans la vie quotidienne, le stress peut être provoqué par un événement ponctuel, par une situation qui perdure, ou par notre manière de faire l’expérience du monde. Il naît de la difficulté que nous éprouvons à gérer ou à accepter une situation et des événements. Le stress est un concentré de contrariétés, d’espoirs et de craintes qui envahit le champ de notre conscience.

Un nombre croissant d’études scientifiques indique que la pratique de la méditation sur la pleine conscience (20 minutes par jour pendant 8 semaines) diminue significativement le stress, l’anxiété, la tendance à la colère et à la dépression.

Conseil No 1 : Dénouer l’inquiétude

Dites-vous que s’il y a une solution, il n’est pas nécessaire de s’inquiéter, et s’il n’y a pas de solution, il est inutile de s’inquiéter.

Conseil No 2 : Une chose à la fois.

Si vous avez beaucoup de choses à faire, faite une chose à la fois. En fin de compte, vous irez plus vite et ferez mieux les choses. Des études récentes, réalisées à l’université de Stanford, ont montré que le multitâche ne nous aide pas à mieux gérer un grand nombre d’activités simultanément : nous faisons tout plus mal et en fin de compte plus lentement. Notre efficacité ainsi que notre capacité d’attention sont diminuées.

Conseil No 3 : Un brin de méditation.

Si vous êtes saisis par l’anxiété, faites une pause et essayer d’être simplement conscient de cette anxiété. A mesure que vous “regardez” le stress à l’aide de pleine conscience, celui-ci perd son intensité. Pourquoi ? Parce que la partie de votre esprit qui est consciente de l’anxiété n’est pas anxieuse. Elle est simplement consciente. A mesure que la pleine conscience prend de l’ampleur, l’anxiété s’estompe jusqu’à perdre sa capacité de troubler votre esprit, et céder la place à la paix retrouvée.

Matthieu Ricard

Le site de Matthieu Ricard
Ses photos, publications, blog ...
http://www.matthieuricard.org

Dilgo Khyentsé Fellowship
La fondation Dilgo Khyentsé Fellowship est dédiée à la poursuite et au développement des activités de Dilgo Khyentsé Rinpoché.
http://www.shechen.org/

KARUNA
L’Association KARUNA a été créée, en France pour accompagner les programmes humanitaires de Matthieu Ricard
http://www.karuna-shechen.org

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8Fév/120

Stabilité de la corruption en France

D'après Transparence International France , l'Indice de Perception de la Corruption place la France au 25ème rang mondial.
Ce qui veut dire qu'il y a 24 pays qui sont plus intègres et plus honnêtes avec leurs concitoyens.

Ça fait un choc non ?

En 2008 : 23ème place.
En 2009 : 24ème place.
En 2010  : 25ème place.
En 2011  : confirmation de la 25ème place.

A lire en complément  cet article du monde : http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/01/10/l-oligarchie-des-incapables-de-sophie-coignard-et-romain-gubert_1627851_3260.html

http://www.dailymotion.com/video/xnij5q

Si vous avez envie de vomir, c'est normal, mais alors ne lisez pas cet article du magazine Le Point dans lequel Alain Minc défend plutôt maladroitement notre oligarchie nationale en affirmant que, de toute façon, c'est bien pire ailleurs !!

Update du 10/02/2012 : http://www.tubechop.com/watch/275795

Update du 03/02/2012 : http://www.lepoint.fr/politique/parti-pris/lutte-contre-la-corruption-la-france-doit-mieux-faire-02-03-2012-1437108_222.php

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2Fév/121

Immolations par le feu au tibet

En tant que minuscule blogueur amateur, je participe au bruit informatif ambiant.

Aussi je ne peux pas m'absoudre du devoir d'évoquer les immolations des tibétains.

Pas d'article ; un simple lien et à chacun de prendre conscience :
LIEN GOOGLE

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1Fév/120

Internet : Est-ce la fin des sites de services gratuits ?

De nombreux sites rendent des services gratuitement sur internet.
Pour beaucoup d'entre eux, le retour sur investissement se fait via la publicité.

Mais certains services sont gratuits et sans publicité.

Quel est l'intérêt alors pour ces éditeurs ?
En tout premier, dominer le marché et étouffer la concurrence.
Soit pour promouvoir d'autres services connexes, soit pour modifier les règles  de fonctionnement à postériori.

Ce procédé a un nom en dehors du web, il s'agit du "dumping".
Mais le dumping est interdit. En effet, une enseigne pourrait imaginer vendre à perte ses produits afin de couler la concurrence pour ensuite profiter de sa position dominante.
Cela est interdit par la loi.

J'ai toujours trouvé très étonnant que ces pratiques déloyales soient admises sur la toile.
C'est vraiment très choquant  d'être confronté au dumping.
Vous créez un service innovant que vous subventionnez avec de la publicité, éventuellement le même service payant sans publicité, et le lendemain un gros requin vient vous copier ( en moins bien généralement ) mais en pratiquant le dumping.
Son but étant principalement de profiter de votre idée et de vous faire disparaître à long terme.
Pour peu que ce gros requin soit subventionné par l'Etat ( comme une fédération sportive ) et c'est le combat du pot de terre contre le pot de fer.

Or Google vient d'être condamné pour abus de position dominante !

Le tribunal de commerce de Paris a condamné le géant américain à verser 500.000 euros de dommages et intérêts à une entreprise de cartographie française "en réparation des préjudices subis".

Un rude coup pour les services gratuits mais une bonne nouvelle pour les entreprises qui souhaitent - en tout logique - avoir un retour sur investissement.

Probablement le début de nombreuses autres plaintes.
On peut imaginer par exemple la plainte de Microsoft envers Oracle, qui propose gratuitement le langage Java, alors qu'une armée d'ingénieurs travaillent à le faire évoluer "gratuitement" dans le seul but de nuire à la concurrence.

Qu'on me comprenne bien, je ne souhaite pas la fin des services - ou des logiciels- gratuits, mais je trouve sain de mettre fin à une hypocrisie malsaine pratiquée par beaucoup de grosses entreprises et qui étouffent la créativité des plus petits.

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