Le gendarme robot : suite …
Je remonte ce post suite à la lecture d'un article qui prouve que les policiers ont pour obligation de faire du chiffre. ![]()
Voir plus loin la modif du 20 mars.
Lu dans "Le Parisien" : http://www.leparisien.fr/psg-foot-paris-saint-germain/a-six-dans-une-cellule-de-5-m2-09-03-2010-841162.php
"Originaire de Cergy-Pontoise, Ludovic Riaux, 23 ans, voulait assister à Lens - PSG avec trois amis. Ce technicien en téléphonie mobile n’a pas vu le match. Arrêté aux abords du stade, il a passé quatre heures au commissariat. Son seul tort ? S’être rendu avec une voiture immatriculée dans le Val-d’Oise à ce match interdit aux supporteurs du PSG.
Informés de ce témoignage, les policiers lensois confirment l’interpellation de Ludovic Riaux et précisent : « Nous n’avons fait qu’appliquer l’arrêté préfectoral. »
Pourquoi êtes-vous allé à Lens samedi ?
LUDOVIC RIAUX. Je n’avais jamais vu un match au stade Bollaert, on s’était dit que c’était l’occasion de voir la bonne ambiance de ce stade. On avait acheté nos places il y a trois semaines à la Fnac.
Pourquoi avez-vous été arrêté avant le match ?
Simplement parce que ma voiture est immatriculée 95. J’étais avec trois amis, deux d’entre eux soutiennent l’OM, l’autre le PSG et moi, je suis plutôt supporteur de Rennes. On savait qu’il allait y avoir beaucoup de contrôles et aucun d’entre nous n’avait d’écharpe ou de maillot. Arrivés dans le centre de Lens, des gendarmes ont vérifié nos papiers, notre coffre, il n’y avait rien. Ils nous ont demandé de nous garer et, une heure plus tard, un fourgon de police est venu nous chercher pour nous emmener au poste.
Que s’est-il passé au commissariat ?
Il y avait entre 50 et 70 personnes. Des gens comme nous, ils avaient ratissé super large ! Il y avait une famille de Lensois qui venait du Val-de-Marne. Quand j’ai dit aux policiers que cette situation était hallucinante, ils m’ont dit que des supporteurs parisiens pouvaient mettre des maillots de Lens…
Dans quelles conditions avez-vous été retenu ?
On s’est retrouvé à six dans une cellule de 5 m2 . Du grand délire ! On a été considérés comme des délinquants. On a été appelés tour à tour pour une audition. Les policiers étaient plutôt compréhensifs, ils nous disaient qu’ils ne faisaient qu’appliquer les consignes. Ils nous ont libérés à 21 heures.
Qu’allez-vous faire maintenant ?
Avant de quitter le commissariat, j’ai insisté pour porter plainte contre les forces de l’ordre pour arrestation arbitraire et détention abusive. Il faut prendre en compte le préjudice moral. La police a saisi nos places d’une valeur de 30 €. Il ne me reste que le justificatif d’achat. Je ne sais pas quoi faire, je vais contacter le PSG et le RC Lens. "
AJOUT AU 10 MARS 2010:
L'automobiliste se gratte l'oreille... et se fait verbaliser.
Le conducteur se fait verbaliser pour avoir téléphoner avec un portable.
« Un portable noir » selon le policier.
François est reparti avec une amende de 22 euros et deux points en moins sur son permis.
La contravention indique donc:
« Usage d'un téléphone tenu en main par le conducteur d'un véhicule en circulation ».
Seul problème, c'est que François affirme que vendredi il n'avait pas son portable sur lui.
François porte d'ordinaire un appareil auditif.
Mais vendredi il ne l'avait pas.
Et quand il s'est fait arrêter par les policiers, François se grattait machinalement l'oreille.
« J'avais le coude sur le rebord de la vitre et la main sur l'oreille gauche. J'ai vu des policiers à moto, mais comme je n'imaginais pas qu'ils allaient m'arrêter, je n'ai pas changé d'attitude » confie l'automobiliste dans Sud Ouest.
François a bien l'intention de contester cette contravention.
Il en fait un point d'honneur:
« Je ne sais pas trop comment faire. C'est parole contre parole. Qui va croire une histoire comme ça ? »
source : http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/890901/mil/5802663.html
AJOUT AU 20 MARS 2010:
D'après http://lci.tf1.fr/france les policiers ont maintenant des quotas minimaux à respecter.
Il faut faire du chiffre.
Des documents officiels venant d'un commissaire stipluent qu'une compagnie " se voit fixer la barre de 16.823 contraventions pour stationnement irrégulier, 387 pour circulation dans les couloirs de bus de deux roues motorisés ou 170 pour passage au feu rouge de vélos.".
Édifiant.
Et que se passe-t-il dans la tête du gendarme ( de Meaux ) ou du policier quand il n'a pas atteint son quota ?
A votre avis ?
...
Aucun trackbacks pour l'instant